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Castle Frank

Castle Frank était une concession de terre dans la ville coloniale de York, achetée par John Graves Simcoe au nom de son fils Francis en 1793. Une maison en rondins construite sur le site a également porté ce nom. Aujourd’hui, Castle Frank est encore le nom d’une rue, un ruisseau et une station du métro de Toronto.

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Family Compact

L’expression « Family Compact » est un surnom injurieux. Il est utilisé pour désigner le réseau d’hommes qui détenaient les leviers des pouvoirs législatif, administratif, économique, juridique et religieux au Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) pendant la première moitié du 19e siècle. Les membres du Family Compact avaient généralement des opinions conservatrices et loyalistes. Ils s’opposaient ouvertement aux réformes démocratiques et au gouvernement responsable. Au milieu du 19e siècle, l’immigration, l’union du Haut-Canada et du Bas-Canada, de même que le travail de différents réformistes ont affaibli l’hégémonie du groupe. Au Bas-Canada, la clique du Château était l’équivalent du Family Compact.

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Haut-Canada

Le Haut-Canada est le prédécesseur de l’actuel Ontario moderne. Il naît en 1791 de la division de l’ancienne province de Québec en Bas-Canada à l’est et Haut-Canada à l’ouest. Le Haut-Canada était une étendue sauvage colonisée majoritairement par des loyalistes et des fermiers avides de terres émigrant vers le nord en provenance des États-Unis. Le Haut-Canada doit tour à tour endurer la guerre de 1812 contre les États-Unis, la rébellion de 1837 de William Lyon Mackenzie, l’administration coloniale du Family Compact et un demi-siècle de difficultés économiques et politiques croissantes. Dans le cadrede l’Acte de l’Union en 1841, il est rebaptisé le Canada-Ouest et est réuni avec le Bas-Canada (Canada-Est) pour devenir la Province du Canada.

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L'affaire du Caroline

Après la rébellion avortée de 1837 dans le Haut-Canada, son dirigeant William Lyon Mackenzie bat en retraite à l’île Navy, sur la rivière Niagara, en compagnie de quelque 200 partisans. Le Caroline, un navire américain basé à Fort Schlosser, dans l’État de New York, est affrété pour ravitailler les rebelles. Le 29 décembre 1837, une force de la milice du Haut-Canada dirigée par le commandant Andrew Drew, de la Marine royale, découvre le Caroline amarré à Schlosser. Une brève escarmouche s’ensuit et un Américain est tué. Le Caroline, incendié et en dérive, chavire au-dessus des chutes et sombre. L’incident envenime les relations déjà tendues entre le Royaume-Uni et les États-Unis.

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Réserves du clergé

 Les réserves du clergé, terres représentant le septième du territoire du Haut et du Bas-Canada, sont établies par l'ACTE CONSTITUTIONNEL de 1791 et réservées pour le maintien d'un « clergé protestant », expression devant viser uniquement l'Église anglicane.

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Traités Robinson de 1850

En septembre 1850, les Anishinaabeg (Ojibwés) des hauts Grands Lacs ont signé deux traités distincts mais interreliés: le traité Robinson-Supérieur et le traité Robinson-Huron, qui accordaient à la province du Canada (Canada‑Est et Canada-Ouest, les futurs Québec et Ontario) l’accès aux rives nord des lacs Huron et Supérieur aux fins de la colonisation et de l’extraction minière. En échange, les peuples autochtones obtenaient la reconnaissance de leurs droits de chasse et de pêche, une annuité (paiement annuel) et des terres de réserve pour chaque groupe signataire dans les territoires cédés. Par leur interprétation, les traités Robinson ont eu des répercussions juridiques et socioéconomiques sur les communautés autochtones et les établissements de colons, et ils ont servi de précédents aux ententes à venir, celles des traités numérotés.

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Un plat à une cuillère

L’expression « un plat à une cuillère » désigne un concept propre aux peuples autochtones de la région des Grands Lacs et du nord-est de l’Amérique du Nord. Il servait à expliquer comment la terre pouvait être partagée pour le bénéfice mutuel de tous ceux qui l’habitaient. Selon les Haudenosaunee (Iroquois), le concept existe depuis des siècles et a beaucoup contribué à la création de la « Grande Ligue de paix », c’est-à-dire la Confédération des Cinq-Nations iroquoises, composée des Sénécas, des Cayugas, des Oneidas, des Onondagas et des Mohawks. Les Anishinaabes (soit les Ojibwes, les Odawas, les Potawatomis, les Mississaugas, les Saulteaux et les Algonquins) désignent « un plat à une cuillère », ou «notre plat» par l’expression « Gdoo – naaganinaa ».