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Décret C.P. 1911‑1324, la proposition d’interdiction de l’immigration noire au Canada

Le décret du Conseil C.P. 1324 a été adopté le 12 août 1911 par le Cabinet du premier ministre sir Wilfrid Laurier. Il visait à interdire à toute personne noire d’entrer au Canada pour une période d’un an parce que « la race noire [...] est considérée comme inadaptée au climat et aux exigences du Canada ».

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Les Sino-Canadiens de la Force 136

La Force 136 est une division du service britannique Special Operations Executive (SOE; Direction des opérations spéciales) pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ses missions secrètes, basées dans l’Asie du Sud-Est occupée par les Japonais, visent à soutenir et à entraîner les mouvements de résistance locaux pour saboter les voies de ravitaillement et l’équipement des Japonais. Bien que la Force 136 recrute principalement des Asiatiques du Sud-Est, elle mobilise également environ 150 Sino-Canadiens, desquels on s’attend à ce qu’ils se fondent dans la population locale et parlent la langue commune. Plus tôt au cours de la guerre, plusieurs de ces hommes avaient offert leurs services au Canada, mais avaient été refusés dans l’armée ou encore enrôlés, puis mis de côté. La Force 136 devient ainsi une occasion pour les Sino-Canadiens de prouver leur courage, leurs habiletés et, surtout, leur loyauté envers le Canada.

Éditorial

le 13e mission d'Andrew Mynarski

La nuit du 12 juin 1944, quelques jours après le jour J, le Lancaster et son équipage décollèrent en direction de la gare ferroviaire de Cambrai : il s'agissait de leur 13e mission et ils devaient essayer de désorganiser les artères de ravitaillement des Allemands.

Éditorial

L'arrivée des loyalistes noirs en Nouvelle-Écosse (1783)

« La liberté et une ferme. » La promesse est attrayante pour des milliers d’Afro-Américains, dont la majorité cherche à fuir l’esclavage. Incités par les Britanniques à se battre dans leurs régiments, ils se joignent à des dizaines de milliers de réfugiés américains s’étant battus aux côtés des Britanniques lors de la Révolution américaine (1775-1783) et plaçant leurs espoirs pour un avenir meilleur dans le slogan anglais. Après la guerre, les réfugiés quittent les États nouvellement indépendants, se rendent en Amérique du Nord britannique et prêtent allégeance au roi George III.

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Participation des Premières Nations et des Métis à la guerre de 1812

Les Premières Nations et les Métis ont joué un rôle important au Canada au cours de la guerre de 1812. Le conflit a obligé divers peuples autochtones à passer outre leurs vieux différends et à s’unifier contre un ennemi commun. Cette guerre a également mis à rude épreuve d’anciennes alliances, telles que celles qui étaient en vigueur au sein de la Confédération iroquoise (haudenosaunee) dont certaines branches étaient alliées aux forces américaines. La plupart des Premières Nations se sont alliées à la Grande-Bretagne durant la guerre. Elles perçoivent alors les Britanniques comme les colons les moins nuisibles et les plus enclins à préserver leurs territoires et leur commerce traditionnels.

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Guerre de 1812

La guerre de 1812, qui a duré jusqu’en 1814, fait référence au conflit militaire qui a opposé les États-Unis à la Grande-Bretagne. Comme colonie britannique, le Canada a été entraîné dans la guerre de 1812 et envahi à maintes reprises par les Américains. La guerre a été menée dans le Haut-Canada, le Bas-Canada, dans la région des Grands Lacs et le long de la côte de l’Atlantique, ainsi qu’aux États-Unis. Le traité de Gand (1814), qui a mis fin à la guerre, consacre essentiellement le statu quo. Cependant, la guerre a su marquer le Canada. D’une part, elle a contribué à la montée du sentiment national, notamment parce que ce sont principalement les soldats civils qui ont repoussé l’envahisseur. D’autre part, elle a nui à la relation d’alliance entre les Canadiens et les Britanniques, et les Premières Nations, puisque ces dernières ont perdu non seulement de nombreux guerriers (dont le grand Tecumseh), mais également tout espoir d’arrêter la conquête américaine vers l’ouest. En outre, leur contribution a rapidement été oubliée par leurs alliés (voir Participation des Premières Nations et des Métis à la guerre de 1812).

Discours

George Brown : Discours prononcé en 1865 en faveur de la Confédération

George Brown joue un rôle primordial lors de la mise en place de la Confédération. Chef de file des Clear Grits (précurseur du Parti libéral) dans le Canada-Ouest, il met de côté les différences politiques et s’allie en 1864 à ses rivaux conservateurs John A. Macdonald et George-Étienne Cartier. C’est avec eux qu’il proposera aux colonies de l’Atlantique de rejoindre la Confédération lors des conférences de Québec et de Charlottetown. Entre le 3 février et le 13 mars 1865, un groupe de politiciens de la Province du Canada discutent des termes de la Confédération et présentent une série d’arguments les plus convaincants qui soient en faveur, mais aussi à l’encontre, de l’union des colonies de l’Amérique du Nord britannique. Dans le discours qui suit, prononcé le 8 février 1865 devant l’Assemblée législative de la Province du Canada, George Brown explique pourquoi il soutient la Confédération.

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Architecture canadienne : 1867-1914

Entre la Confédération (1867) et le début de la Première Guerre mondiale (1914), la croissance du Canada, qui passe du statut de colonie de la Grande-Bretagne à celui de nation moderne, en grande partie urbaine, industrielle et réellement autonome, se reflète dans son architecture.

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Jackie Robinson et les Royaux de Montréal (1946)

Le 15 avril 1947, Jackie Robinson joue son premier match avec les Dodgers de Brooklyn et devient ainsi le premier Afro-américain de l’époque moderne à jouer dans les ligues majeures. Jusque-là, le baseball professionnel aux États-Unis était touché par la ségrégation et les Afro-américains devaient se cantonner aux ligues afro-américaines, réservées aux Noirs. Lorsque Jackie Robinson franchit, en 1947, l’obstacle de la couleur de peau pour jouer en ligue majeure, il entre du même coup dans les livres d’histoire américains. Cependant, de nombreux passionnés de baseball ne savent peut-être pas que les supporters canadiens avaient accueilli Jackie Robinson un an plus tôt, au sein de l’équipe des Royaux de Montréal, qui est à l’époque un centre de formation pour les Dodgers de Brooklyn.